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Hérissons d'Europe espèce en danger ?

11/05/2023

Hérissons d'Europe espèce en danger ?

 

Sur l’échelle de l’Histoire, la présence du hérisson n’est pas récente. D’après les scientifiques, il serait apparu au cours de la période du miocène il y a 15 millions d’années, bien avant l’arrivée des mammouths. Pourtant, plusieurs études indiquent la disparition du Hérisson d’Europe Erinaceus europaeus Linnaeus dans quelques années : 2025 pour certains, 2050 pour d’autres. Qu’en est-il ? Le Hérisson d’Europe est-il réellement menacé d’extinction ? Dans l’affirmative, quels sont les différents facteurs concernés ? 

 

Une espèce en déclin ?

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, le Hérisson d’Europe était considéré, en France, comme une espèce nuisible jusqu’en 1981. Il est désormais une espèce totalement protégée suite à l’arrêté du 17 avril 1981, puis du décret du 23 avril 2007. Il est donc interdit de détruire, mutiler, capturer ou encore perturber de manière intentionnelle ce mammifère. Il est également interdit par la loi de détruire ou de dégrader un site de reproduction ou une aire de repos. Toutefois, le code de l’environnement prévoit des exceptions à cette interdiction. Aussi, la France fait partie des pays signataire de la convention de Berne depuis le 19 septembre 1979, texte juridique international ayant pour vocation la conservation de la flore et de la faune sauvage.

 

La liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) classe le Hérisson d’Europe en préoccupation mineure. Autrement dit, pour les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’IUCN, le risque de disparation est faible, car sa population est, selon les estimations, globalement stable en Europe. Aussi, le Hérisson d’Europe est toujours actuellement considéré comme une espèce commune, contrairement au lynx et à l’ours dont les effectifs sont fragiles. Petit bémol, les évaluations commencent à dater, la dernière remontant au 9 septembre 2016.

 

D’après plusieurs études britanniques, le Royaume-Uni aurait perdu 50 % de sa population de hérissons au cours des vingts dernières années. Quid de la France ? Notre État manque de données sur l’effectif de cet animal puisqu’il n’y a pas eu de recensement scientifique, mais il n’y a pas de raisons de penser que la situation soit hélas différente. Pour pallier ceci, une enquête de sciences participatives appelée « Mission Hérisson » dirigée par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) est en cours depuis 2020 et a pour but d’étudier l’évolution de la population du Hérisson d’Europe dans notre pays. En parallèle, plusieurs associations (dont la LPO) et ONG essayent d’alerter les politiques sur les différentes menaces qui pèsent sur ce petit mammifère. Fait peu rassurant, les centres de soins pour faune sauvage constatent un nombre croissant de hérissons dans leurs structures d’année en année dans des états de plus en plus graves.

 

Les activités humaines mises en cause

 

Notre modèle agricole, caractérisé par une industrialisation massive de nos cultures, a très souvent recours à l’utilisation de produits phytosanitaires, dont les pesticides. Les insecticides provoquent la raréfaction de la nourriture des hérissons. En effet, cette espèce est omnivore, mais elle a une préférence pour les coléoptères, les chenilles et les vers de terre. Elle peut être également amenée à consommer des insectes contaminés par ces pesticides. Ainsi, ils affaiblissent le système immunitaire des hérissons et créent un terrain favorable au développement de parasites et de maladies.

 

Les infrastructures humaines sont également impliquées dans ce déclin. L’artificialisation des sols (ex : routes, voies ferrées) ainsi que les clôtures des jardins et la destruction des haies provoquent la dégradation voire la perte de leur habitat. D’après la SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères), les collisions avec les véhicules tueraient entre 1 et 3 millions de hérissons chaque année en France.

 

Le réchauffement climatique menace de plus en plus l’équilibre du cycle des hérissons. En temps normal, les bébés, appelées choupissons, naissent en été, leur laissant le temps de se développer correctement pour rentrer en hibernation quelques mois plus tard. Néanmoins, il est de plus en plus fréquent d’avoir des naissances en automne ou même à la fin de l’hiver en cas de températures douces. Cela engendre des problèmes pour trouver de la nourriture à ces périodes de l’année, et de ce fait impacte la survie des jeunes hérissons. Aussi, ils peuvent mourir de faim en cas de sécheresse des sols. En effet, il est de plus en plus compliqué pour un hérisson de se nourrir. La terre devenant trop dure à gratter, il est donc plus difficile de trouver des vers de terre. Par ailleurs, la recherche d’un point d’eau est là aussi plus ardue puisqu’il doit parcourir des distances de plus en plus longues pour en trouver. Il faut également mettre en lumière le problème de la qualité de l’eau lié à la présence de pesticides et métaux lourds, impactant là aussi leur santé.

 

Ainsi, plusieurs facteurs d’origine humaine mettent à mal l’habitat, l’alimentation et le cycle de reproduction de ce petit mammifère. Il n’est pas le seul concerné puisque toutes les autres espèces sont touchées, y compris l’Homo sapiens. Au-delà des gestes individuels qu’il est possible de faire au quotidien, un changement systémique de notre modèle économique et sociétal occidental est nécessaire pour faire face à ces problématiques. À quand des politiques ambitieuses pour la protection du vivant ?

 

Envie d’aller plus loin ?

 

Sauvons les hérissons – Monika Neumeier

Histoire(s) d’aider les animaux, manuel pas bête de cohabitation avec le sauvage – Lucie Yrles et Maëlle Kermabon

Participer à la « Mission Hérisson » : missionherisson.org

Et pourquoi pas faire du bénévolat ? Les centres de soins pour faune sauvage ont très souvent besoin de bénévoles : reseau-soins-faune-sauvage.com

 

Par Caroline.C

Politique et lobby, l'omerta de la chasse en France

04/03/2023

Politique et lobby, l'omerta de la chasse en France

 

Il n’y a pas un mois sans qu’un média rapporte un accident de chasse, parfois mortel, sur des humains et non-humains, en France. Nous pouvons citer le triste exemple de Morgan Keane, mort à l’âge de 25 ans en 2020, alors qu’il coupait du bois dans son jardin. Le chasseur a indiqué qu’il a confondu le jeune homme avec un sanglier. Plus récemment, en janvier 2023, dans la Sarthe, une chienne a été tuée dans un jardin privé par une meute de chiens, lors d’une chasse à courre, sous les yeux impuissants de sa maîtresse.

 

Un état des lieux peu réjouissant de la chasse en France

 

La France est le pays d’Europe comportant le plus de chasseurs avec un effectif d’environ un million de personnes adhérentes à une fédération de chasse. Cette pratique concerne en très grande majorité des hommes (à plus de 97%) issus, pour un tiers, d’un milieu social aisé (cadres et professionnels libéraux).

 

La France est un des pays d’Europe où il y a le plus d’espèces chassables : 89 espèces (dont une partie menacée) contre en moyenne 39 pour nos voisins européens. Sur ce total, 64 sont des oiseaux, dont 20 espèces classées en danger dans la liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).

 

Par ailleurs, notre pays est régulièrement rappelé à l’ordre par la Commission européenne au sujet de certaines méthodes de chasse et de captures d’oiseaux, telles que les cages-pièges ou encore la chasse à la glu, pratiques illégales sur le sol européen car non sélectives (directive 2009/147/CE du 30 novembre 2009 appelée également directive Oiseaux).


Des chiffres peu rassurants

 

Chaque année, l’OFB (Office français de la biodiversité) élabore un bilan sur les accidents et incidents de chasse en France.  Bien que cet organisme met en avant le fait qu’il y a eu moins d’accidents de chasse sur la période 2021-2022, le bilan est peu réjouissant : 95 accidents dont 8 mortels (6 chasseurs et 2 non chasseurs).

Donnée peu rassurante, 24 % sont des auto-accidents (chasseur blessé ou tué avec sa propre arme). Le rapport met également en avant le nombre croissant d’accidents impliquant des non-chasseurs.

 

Concernant les animaux domestiques blessés ou tués, l’OFB les intègrent dans la catégorie « incident de chasse » qu’il définit comme étant des « dommages matériels par utilisation d’une arme sans blessure corporelle », sous entendue humaine. Propos choquant, l’OFB ne considère donc pas ces animaux comme des êtres vivants à part entière, mais comme des biens. Sur la période 2021-2022, il y a eu 18 tirs sur des animaux domestiques, contre 16 la période précédente. L’OFB prend-elle en compte les accidents liés à la chasse à courre causés par les chiens de chasse ? Le bilan n’en fait pas explicitement mention malheureusement.  

 

Et les animaux sauvages dans tout ça ? Premières victimes de la chasse, aucun rapport indique le nombre total d’animaux tués chaque année par les chasseurs. Certains médias indiquent 20 millions, d’autres 45 millions.

Cela montre le manque de transparence des chasseurs quant à leur pratique. Malheureusement pour eux, le Pigeon ramier et le Faisan commun sont les animaux les plus chassés en France. Ce premier est victime de la chasse à la palombe, pratiquée en période de migration, notamment dans le sud de la France.

 

Quant à la chasse au Faisan commun, elle provient d’animaux élevés uniquement pour la chasse. Quid de l’argument fallacieux de la « régulation » mis en avant tant de fois par les chasseurs ? En 2021, Willy Schraen, Président de la Fédération nationale des chasseurs, a indiqué sur RMC « On prend du plaisir dans l’acte de chasse. J’en ai rien à foutre de réguler ». Tout est dit.


Une large majorité de la population opposée à cette pratique

 

Selon un sondage IFOP de 2022, 83 % des Français sont pour l’interdiction de chasser deux jours par semaine et pendant les vacances scolaires. Beaucoup d’autres pays d’Europe ont instauré des jours sans chasse. À titre d’exemple, il est interdit de chasser le dimanche et les jours fériés aux Pays-Bas. Le canton de Genève en Suisse est, quant à lui, allé plus loin puisqu’il a complètement interdit cette pratique sur son territoire.

 

Il y a quelques années, la chasse était interdite le mercredi en France (loi « chasse » du 26 juillet 2000), mais elle n’a pas été appliquée très longtemps puisque Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie et du Développement durable de l’époque, l’abroge en 2003.  

 

En 2022, le député EELV d’Indre-et-Loire, Charles Fournier, a proposé une loi sur les activités de chasse, aussi appelée « pour une chasse plus respectueuse de la nature et de ses usagers ». Il y était question d’interdire cette pratique les week-ends, jours fériés et pendant les vacances scolaires, ainsi que de prohiber les chasses dites traditionnelles, telles que la chasse à courre et la vénerie, et la chasse en enclos. En effet, ces pratiques mettent en lumière des questions éthiques et sociales, de plus en plus au cœur des préoccupations des citoyens. La réponse du lobby des fédérations nationales des chasseurs ne s’est pas fait attendre. Mettant en avant le caractère traditionnel de la pratique qu’elles qualifient de « loisir », les fédérations ont eu le soutien des partis politiques conservateurs, notamment du gouvernement actuel.

 

En réponse, le gouvernement d’Emmanuel Macron propose des mesures qui ne sont pas à la hauteur : interdiction de chasser sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants (mesure qui a fait couler beaucoup d’encre parmi certains chasseurs, ça laisse songeur), mise en place d’une application pour indiquer les lieux et temps de chasse (quid des zones blanches?) et un renforcement de la formation des chasseurs. Bref, encore un beau cadeau du gouvernement. À quand de réelles décisions à impact sur cette pratique cruelle ?


Envie d’aller plus loin ?

 

Le podcast LVDA#48 « Infractions, homicides... Les chasseurs au dessus des lois » avec Mila, Un Jour Un Chasseur

Pas de fusils dans la nature – Pierre Rigaux
Les lapins ne mange pas de carottes – Hugo Clément
Chasser tue (aussi) des humains – Collectif « Un jour un chasseur » - préface de Pierre Rigaux

 

Par Caroline.C

Végétarien, végétalien, vegan… quelle est différence ?

31/10/2022

Végétarien, végétalien, vegan… quelle est différence ?

Pour les animalistes, les différents termes utilisés pour définir un mode de vie sont simples à retenir, mais on oublie parfois que la différence entre végétariens, végétaliens, vegan… n’est pas forcément une évidence pour tout le monde. Voici donc un petit lexique super simple à partager entre amis, collègues, famille… 

 

Flexitarien(ne) :

 

Mange de temps en temps de la chair animale. Majoritairement, les flexitariens sont végétariens mais s’autorisent des écarts, par exemple manger de la viande ou du poisson une fois par semaine.

 

Pesco-végétarien(ne) :

 

Ne mange pas de viande. Les pesco-végétariens retirent uniquement de leur alimentation la viande (animaux terrestres). Ils mangent du poisson ainsi que des fruits de mer. Les produits laitiers et les œufs ne sont pas exclus non plus. 

 

Végétarien(ne) :

 

Ne mange pas d’être vivant mais s’autorise les produits consommables issus d’êtres vivants. La plupart du temps on dit « ne mange pas de viande » mais la majorité des gens répondent « et le poisson c’est ok ? », c’est pour cela que je préfère utiliser le terme « être vivant ». Mais les végétariens s’autorisent à manger des oeufs ainsi que des produits laitiers et du miel.

 

Végétalien(ne) :

 

Ne mange pas d’être vivant ni de produit consommable issu d’êtres vivants. En plus de ne pas manger de viande, poisson, fruits de mer, les végétaliens ne consomment aucun produit issu d’animaux comme les oeufs, les produits laitiers et le miel. 

 

Végan :

 

Ne mange pas d’être vivant ni de produit consommable issu d’êtres vivants et exclut tout type de produit d’origine animale. En plus d’être végétalien, les vegans refusent de consommer des produits issus d’animaux : ils ne portent pas de vêtements en fourrure, cuir, laine… Ils refusent également les produits qui impliquent l’exploitation des animaux, comme par exemple les cosmétiques testés en laboratoire sur des animaux (même s’ils ne contiennent pas d’ingrédients d’origine animale). Les divertissements tels que les cirques, corrida, zoo… sont également exclus. C’est là une question d’éthique.

 

Chacun a ses propres raisons pour changer sa façon de consommer afin d’améliorer le respect et le bien-être des animaux, l’environnement, ou sa santé… mais force est de constater que changer notre mode de vie est aussi inéluctable si nous voulons tenter de sauver notre planète. Mais ce sera le sujet d’un autre article…

 

Par Aurélien.S

Attention aux mises en scène de sauvetage

10/10/2022

Attention aux mises en scène de sauvetage

La course aux likes, partages, commentaires… bref à la popularité sur les réseaux sociaux peut avoir de sombres histoires lorsque l’on parle de sauvetage d’animaux…

 

Notre quotidien est parfois routinier et pour passer le temps la plupart d’entre nous allons sur les réseaux sociaux pour regarder des contenus divers. Nous sommes tous tombés au moins une fois sur une vidéo de sauvetage d’animaux. Cela nous met du baume au cœur, on like, on partage et on passe à la suite sans chercher plus loin. 
Mais mon défaut (ou qualité) c’est que je n’ai pas trop foi en l’humanité, ou en tout cas très peu, donc je me suis mis à creuser certains comptes postant ce genre de vidéos et je me suis aperçu que certains de ces comptes se renomment souvent ou sont carrément supprimés. Mais pourquoi ? La vérité est bien sombre…

 

Des comptes douteux

 

Certains comptes postent quotidiennement des sauvetages d’animaux, souvent des chiens et chats, pour attendrir le public et attirer plus de monde et ainsi faire plus de profit (oui les vidéos sont monétisées). En réalité ces sauvetages sont complètement mis en scène et, encore pire, alors que l’on croit visionner une vidéo héroïque on visionne une vidéo de maltraitance ! En effet pour tourner ce genre de vidéo les auteurs prennent des animaux en animalerie ou abandonnés en « bon état » puis… 

 

L’enfers du décor

 

L’enfer commence pour eux ! Les auteurs commencent par ne plus nourrir suffisamment les animaux, ce qui a pour effet de les amaigrir. Les animaux sont battus dès le début afin qu’ils aient peur de l’humain (un animal tremblant c’est plus touchant). Bien sûr, pendant tout ce temps les animaux sont enchainés dehors pour paraître bien sales et par la même occasion avoir leurs plaies qui s’infectent… Une fois cette étape passée la mise en scène peut commencer. Pour les animaux les plus « chanceux » ils seront relâchés dans la rue, certains seront jetés dans des puits, lacs de boues, rivières… d’autres se verront volontairement fracturer une patte, crever un oeil, percutés par une voiture… bref je pense que vous avez déjà compris, les auteurs tournent la fameuse séquence de la découverte de l’animal dans un état pitoyable. 

 

Que sont-ils devenus ?

 

J’ai eu beau chercher je n’ai trouvé aucune suite aux vidéos, l’avenir de ces animaux est dans un flou total et c’est le plus frustrant car énormément de questions se posent : Que sont devenus les animaux ? Ont-ils été récupérés ? Ont-ils été soignés jusqu’au bout ? Sont-ils décédés ? Une chose est sûre c’est que les auteurs qui se sont fait attrapés ont juste vu leur compte effacé et dorment tranquillement… 

 

Les conséquences

 

Les conséquences sont évidentes, ce genre de mise en scène pullule sur les réseaux avec des actes plus ou moins graves pouvant aller d’une vidéo montrant les fameux chatons dans un sac poubelle alors qu’en réalité les chatons sont mis dans le sac volontairement puis posés près d’une poubelle ou de la route, ou encore un chien enfermé dans une voiture par forte chaleur… et bien évidemment on n’oublie pas la chose essentielle : on sort son téléphone et on appuie sur REC…

 

Par Aurélien.S

Recueillir un petit martinet

28/05/2019

Recueillir un petit martinet

Nous arrivons dans la période où les martinets débarquent (début mai) et par les fortes chaleurs les parents ont des difficultés à trouver de la nourriture pour leurs petits. Par ce fait les petits affamés essayent de quitter le nid pour chercher de la nourriture tout seul, mais avec leurs ailes bien trop courtes ils n’arrivent pas à s’envoler et s'écrasent sur le sol. Nous rappelons que le martinet est toujours dans le ciel et il ne se pose jamais à terre ou dans les arbres.
 
Que dois-je faire ?
 
Dans un premier temps vous devez appeler un Centre de Sauvegarde pour la Faune Sauvage (voici le site officiel : uncs.chez.com cliquer sur «dans votre région»). Si vous avez un centre près de chez vous nous vous conseillons fortement d’y aller pour déposer l’animal. Si vous ne pouvez pas y aller appelez quand même un des centres (n'importe lequel) car ils pourront vous donner tous les renseignements possibles (comment le nourrir, avec quoi, quantité…).
 
Les conseils qui suivent sont très utiles pour que le centre puisse vous aider, si vous n'avez pas d'autre choix que de garder le martinet.
 
Savoir s'il s'agit d'un jeune ou d'un adulte :
 
Si le Martinet est entièrement brun sombre, sauf la gorge (claire), il s'agit d'un adulte.

 

 

Si ses " plumes de couverture " (par exemple celles qui couvrent sa tête et son dos) sont bordées d'un liséré blanc, si son front est clair (et pas seulement sa gorge), il s'agit d'un jeune de l'année.
 
NB : les jeunes peuvent tomber du nid lorsqu'ils s'approchent trop près du bord, peu avant l'envol, ou bien pour trouver un peu d'air frais lors des fortes chaleurs ou encore poussés par la faim. Il leur arrive aussi de manquer leur premier envol, notamment s'ils sont trop lourds.
 
Si il s’agit d’un adulte et qu’il vous parait bien (vif, pas faible…) mettez le sur votre main plate au dessus de votre tête normalement il devrait repartir de lui même. Il faut savoir qu’un martinet ne se pose jamais à terre car ses pattes sont bien trop courtes par rapport à ses ailes. (les ailes d’un adulte dépassent d’environ 1,5 cm à partir de sa queue).

 

Comment peser un Martinet ?
 
Sur une balance précise (type pèse-lettre) je pèse d'abord la boîte vide, ensuite la boîte avec le Martinet et je fais la soustraction.

 


 
Combien pèse votre Martinet ?


Si c'est un jeune : entre 40 et 45 g.
Si c'est un adulte : entre 40 et 50 g.
 
Où le mettre ?
 
Dans un carton avec des trous un peu partout (si il est assez haut pas besoin de couvercle). Mettre du journal ou des feuilles de papier (non chiffonnées), avec un petit couvercle, bouchon (rien de trop profond) rempli d’eau.
 
Quelle nourriture lui donner ?
 
Des vers de farine en moyenne 80 à 150 par jour, repartis sur 4 à 6 fois toutes les 3 heures, (coupez la tête des vers ou noyez-les), appelez un centre pour savoir la quantité par rapport à son poids. Après chaque repas le faire boire.
 
Comment lui donner à boire ?
 
Il y a deux façons, la première est de laisser un petit filet d’eau couler du robinet, vous lui mettez le bout du bec sur le filet, puis il fera le reste par lui-même. Ou bien vous lui mettez de l’eau dans un bol, couvercle…, vous lui mettez le bout du bec dans l’eau, puis il fera le reste par lui-même. Attention surtout pas de pipette, paille... (risque de noyade), il ne faut pas le forcer à boire.

 

 

Par Aurélien.S

Distinguer la vraie fourrure de la fausse

30/11/2017

Distinguer la vraie fourrure de la fausse

Lorsque vous faites les magasins ou achetez des vêtements par correspondance, sachez reconnaître la vraie fourrure. La fausse fourrure ressemble souvent à la vraie et il est important de savoir faire la différence.
 
Vous pouvez commencer par poser la question aux vendeurs. Ceux-ci seront sans doute dans l'incapacité de vous répondre car beaucoup de magasins choisissent des modèles qui leur plaisent sans se poser la question de savoir s'ils sont confectionnés avec de la véritable fourrure. D'autres magasins sont gérés par leur siège social et n'ont que peu de contrôle sur le choix des produits mis en vente. Il est difficile pour les professionnels de la fourrure de conquérir de nouveaux marchés. Par conséquent la fourrure est souvent employée pour fabriquer les cols de certains vêtements et la clientèle jeune est devenue une cible de choix. De plus la vraie fourrure est fréquemment tondue ou teintée lui donnant un aspect que l'on peut aisément confondre avec celui de la fausse fourrure.
Si vous n'êtes pas certain qu'un article est bien fabriqué à partir de fourrure synthétique ne l'achetez pas !
 L'utilisation de la fourrure ne se limite pas aux articles vestimentaires elle est également utilisée dans la confection de cadeaux tels que des animaux de décoration des jouets pour animaux...
 
Voici quelques tests simples dont chaque consommateur pourra s'inspirer pour distinguer la vraie fourrure de la fausse. Note : pas cher ne veut pas dire fausse fourrure alors vérifiez bien !

 

    Vraie fourrure Fausse fourrure
Toucher Faire rouler les poils entre un doigt et le pouce. Sensation de douceur et de souplesse, les poils s'enroulent facilement autour des doigts. Les poils sont plus rêches.
La vue Concernant les fourrures faites de poils longs, soufflez sur les poils afin qu'ils se divisent... Elle est souvent composée de plusieurs couches de poils fins, légèrement bouclés. L'ensemble forme une base épaisse, au travers de laquelle les poils plus longs dépassent. La base est en cuir. Structure plus simple, les poils sont souvent de même longueur et de couleur uniforme.
Test de l'aiguille Plantez une aiguille dans la base... Le cuir résiste, l'aiguille traverse difficilement la peau. L'aiguille traverse la base sans grande résistance.
Test du feu Tirez avec délicatesse quelques poils et portez-les au dessus d'une flamme... Brûle de la même manière qu'un cheveu humain, odeur similaire (odeur de corne). Fond comme du plastique, odeur de plastique brûlé. De petites boules de plastique dures apparaissent sur les pointes.

 

Les termes utilisés ci-dessous sont visibles sur l’étiquette du produit et non sur celle du prix.
 
• Belette - Mustela frenata, Mustela nivalis, Weasel, Wiesel
• Carcajou - Gulo gulo, Wolverine, Vielfraß
• Castor - Castor canadensis, Biber
• Chat - Felis silvestris, Cat, Katze, Katezenfell
• Chinchilla – Chinchilla
• Coyote - Canis latrans, Kojote
• Écureuil - Tamiasciurus hudsonicus, Sciurus carolinensis, Squirrel, Eichhörnchen, Blacktall
• Hamsters - Cricetinae
• Hermine - Mustela erminea, Hermelin
• Kangourou - Macropus rufu, Macropus giganteus, Macropus fuliginosus, Macropus antilopinus, Kangaroo, Känguru
• Lapin - leporellus, Levreau, Kaninchen, Rabbit, Conejo
• Loup et Chien - Canis lupus, Asiatic raccoon, Wolf, Dog, Hund, Hundefell, Asiatic jackal
• Loutre - Lutra canadensis, Otter
• Lynx - Lynx canadensis, Lynx rufus, Lynx pardinus, Luchs
• Martre d'Amérique - Martes americana, Marten, Amerikanische Marder
• Mouffette rayée - Mephitis mephitis, Skunk, Striped Skunk
• Ours - Ursus maritimus, Ursus americanus, Bear, Tragen
• Pékan - Martes pennanti, Fisher, Fischer
• Phoques – Phocidae, Seals
• Rat musqué - Ondatra zibethicus, Muskrat, Bisamratte
• Raton laveur - Procyon lotor, Raccoon, Waschbär
• Renard - Vulpes vulpes, Alopex lagopus, Urocyon cinereoargenteus, Fox, Fuchs
• Vison  - Mustela lutreola, Mustela vison, Mink, Nerz
 
• Fourrure synthétique - Suspendisse fur, Pelliccia sintetica, Synthetic fur, Kunstfell
 
ATTENTION : parfois il est écrit fourrure synthétique ou fausse fourrure mais celle-ci est remplacée par la laine d’agneau pour retrouver l’aspect de la douceur (la laine d’agneau cause autant de souffrance). Donc lisez bien les étiquettes et si vous doutez n’achetez pas !

 

Par Aurélien.S

La Voix Des Animaux