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Distinguer la vraie fourrure de la fausse

30/11/2017

Distinguer la vraie fourrure de la fausse

Lorsque vous faites les magasins ou achetez des vêtements par correspondance, sachez reconnaître la vraie fourrure. La fausse fourrure ressemble souvent à la vraie et il est important de savoir faire la différence.
 
Vous pouvez commencer par poser la question aux vendeurs. Ceux-ci seront sans doute dans l'incapacité de vous répondre car beaucoup de magasins choisissent des modèles qui leur plaisent sans se poser la question de savoir s'ils sont confectionnés avec de la véritable fourrure. D'autres magasins sont gérés par leur siège social et n'ont que peu de contrôle sur le choix des produits mis en vente. Il est difficile pour les professionnels de la fourrure de conquérir de nouveaux marchés. Par conséquent la fourrure est souvent employée pour fabriquer les cols de certains vêtements et la clientèle jeune est devenue une cible de choix. De plus la vraie fourrure est fréquemment tondue ou teintée lui donnant un aspect que l'on peut aisément confondre avec celui de la fausse fourrure.
Si vous n'êtes pas certain qu'un article est bien fabriqué à partir de fourrure synthétique ne l'achetez pas !
 L'utilisation de la fourrure ne se limite pas aux articles vestimentaires elle est également utilisée dans la confection de cadeaux tels que des animaux de décoration des jouets pour animaux...
 
Voici quelques tests simples dont chaque consommateur pourra s'inspirer pour distinguer la vraie fourrure de la fausse. Note : pas cher ne veut pas dire fausse fourrure alors vérifiez bien !

 

    Vraie fourrure Fausse fourrure
Toucher Faire rouler les poils entre un doigt et le pouce. Sensation de douceur et de souplesse, les poils s'enroulent facilement autour des doigts. Les poils sont plus rêches.
La vue Concernant les fourrures faites de poils longs, soufflez sur les poils afin qu'ils se divisent... Elle est souvent composée de plusieurs couches de poils fins, légèrement bouclés. L'ensemble forme une base épaisse, au travers de laquelle les poils plus longs dépassent. La base est en cuir. Structure plus simple, les poils sont souvent de même longueur et de couleur uniforme.
Test de l'aiguille Plantez une aiguille dans la base... Le cuir résiste, l'aiguille traverse difficilement la peau. L'aiguille traverse la base sans grande résistance.
Test du feu Tirez avec délicatesse quelques poils et portez-les au dessus d'une flamme... Brûle de la même manière qu'un cheveu humain, odeur similaire (odeur de corne). Fond comme du plastique, odeur de plastique brûlé. De petites boules de plastique dures apparaissent sur les pointes.

 

Les termes utilisés ci-dessous sont visibles sur l’étiquette du produit et non sur celle du prix.
 
• Belette - Mustela frenata, Mustela nivalis, Weasel, Wiesel
• Carcajou - Gulo gulo, Wolverine, Vielfraß
• Castor - Castor canadensis, Biber
• Chat - Felis silvestris, Cat, Katze, Katezenfell
• Chinchilla – Chinchilla
• Coyote - Canis latrans, Kojote
• Écureuil - Tamiasciurus hudsonicus, Sciurus carolinensis, Squirrel, Eichhörnchen, Blacktall
• Hamsters - Cricetinae
• Hermine - Mustela erminea, Hermelin
• Kangourou - Macropus rufu, Macropus giganteus, Macropus fuliginosus, Macropus antilopinus, Kangaroo, Känguru
• Lapin - leporellus, Levreau, Kaninchen, Rabbit, Conejo
• Loup et Chien - Canis lupus, Asiatic raccoon, Wolf, Dog, Hund, Hundefell, Asiatic jackal
• Loutre - Lutra canadensis, Otter
• Lynx - Lynx canadensis, Lynx rufus, Lynx pardinus, Luchs
• Martre d'Amérique - Martes americana, Marten, Amerikanische Marder
• Mouffette rayée - Mephitis mephitis, Skunk, Striped Skunk
• Ours - Ursus maritimus, Ursus americanus, Bear, Tragen
• Pékan - Martes pennanti, Fisher, Fischer
• Phoques – Phocidae, Seals
• Rat musqué - Ondatra zibethicus, Muskrat, Bisamratte
• Raton laveur - Procyon lotor, Raccoon, Waschbär
• Renard - Vulpes vulpes, Alopex lagopus, Urocyon cinereoargenteus, Fox, Fuchs
• Vison  - Mustela lutreola, Mustela vison, Mink, Nerz
 
• Fourrure synthétique - Suspendisse fur, Pelliccia sintetica, Synthetic fur, Kunstfell
 
ATTENTION : parfois il est écrit fourrure synthétique ou fausse fourrure mais celle-ci est remplacée par la laine d’agneau pour retrouver l’aspect de la douceur (la laine d’agneau cause autant de souffrance). Donc lisez bien les étiquettes et si vous doutez n’achetez pas !

 

Par Aurélien.S

Tyke l'éléphant qui rêvait de liberté

07/01/2017

Tyke l'éléphant qui rêvait de liberté

L’histoire tragique de Tyke débuta en 1974. Alors que cette éléphante n’était encore qu’un bébé, elle fut arrachée à sa famille en Afrique, et transportée en Amérique. La vie de Tyke allait devenir un enfer. L’enfer du cirque, l’enfermement à vie, la souffrance, la maltraitance, la soumission allaient faire partie de son quotidien.
 
Tyke pleurait de douleur
 
En juin 1988, selon les documents de l'USDA (United States Department of Agriculture), Tyke a été battue en public par John Caudill, son entraineur. Elle criait, et devait se pencher sur trois jambes pour éviter d'être violentée. Par la suite, l'éléphant était si craintif qu'il se remettait à crier et à tenter de s'échapper à la seule vue du gardien.
 
Tyke passait la plupart de son temps enchaîné à ne rien faire. L'absence d'exercice lui faisait mal aux articulations. Son régime alimentaire était monotone. Elle se tenait dans la boue et les excréments. Elle était privée de tous les aspects de la vie normale d'un éléphant. Au fur et à mesure que le temps passait, sa soif de liberté augmentait, et elle allait la manifester.
 
21 avril 1993
 
Alors qu’elle performait pour le cirque des Shriners, Tyke tenta de s'échapper par l’entrée de la piste, à Altoona en Pennsylvanie. Elle déchira une partie de la toile du chapiteau, et courue hors de contrôle pendant une heure, causant la panique parmi les 3 000 enfants présents et blessant une petite fille, l’éléphant pourchassa son entraîneur et John Cuneo, son propriétaire.  Elle atteignit ensuite un balcon où étaient assis des spectateurs et on la  ramena dans son enclos. Le 22 avril 1993, selon une déclaration obtenue par l'USDA , Tyke attaqua l’entraineur d’un tigre, au cirque de Richard Rosio, à Altoona en Pennsylvanie.
 
23 juillet 1993
 
Tyke tenta à nouveau de se libérer, en vain, à la Foire du Dakota du Nord à Minot. Elle piétina et blessa un travailleur de la foire, effraya la foule, et s’échappa pendant 25mn, avant d’être capturée. Aucune action n'a été entreprise à l'égard du cirque par l'USDA, suite à ces incidents. Tyke devenait une menace évidente pour le public, mais Hawthorn Corp ne voulait pas lui faire prendre sa retraite.
 
Durant l’année qui suivit, Tyke continuait de « jouer » dans le cirque et vivait enchaînée dans une grange vide,en béton, entre les spectacles. Les coups de bullhook continuaient. Sa vie lui était insupportable et elle était partagée entre la terreur et l'ennui.
 
20 août 1994 le point de non-retour
 
Cela faisait 20 ans qu’elle vivait dans ce cirque, elle était fatiguée d'être battue et humiliée. Elle ne pouvait plus supporter la douleur et le confinement. Elle était en colère et voulait être libre !
 
Cette après-midi du 20 août, au Centre Neal Blaidsell à Honolulu (Hawaï), la vie de Tyke allait basculer, lors de sa dernière représentation (pour le cirque des Shriners).
 
Dès son arrivée sur la piste, Tyke, folle de rage, tua son entraîneur Allen Campbell, et blessa son soigneur Dallas Beckwith, devant une foule de spectateurs affolés. L’éléphante, guidée par la colère et la frustration accumulées pendant ces années, s’enfuit dans les rues de Kakaako, chargea les passants, écrasa les voitures et blessa Steve Hirano, un journaliste essayant vainement de l’arrêter.
 
Trente minutes plus tard, Tyke fut stoppée dans sa course par les policiers, et abattue en pleine rue par plus de 85 projectiles, devant le regard de nombreux passants choqués. Elle mourut de multiples lésions nerveuses et d'une hémorragie cérébrale.
 
Tyke est devenue un symbole
 
Des douzaines de procès ont été intentés contre la ville, l'état, le cirque et le propriétaire de Tyke, John Cuneo. William Fenton, avocat à Honolulu, a poursuivi avec succès Cuneo au nom de nombreux plaignants (dont des enfants en bas âge), qui ont souffert des dommages psychologiques dus au massacre public de Tyke. Aucune représentation de cirque avec animaux n'a eu lieu à Honolulu, après cet incident.
 
La  dernière image que l'on gardera de Tyke, est son corps sans vie, gisant sur le béton chaud d’une ville américaine, encore affublé de la coiffe de cirque criblée de balles.

 

 

Par Aurélien.S

Safari chasse une triste réalité autorisée !

31/12/2016

Safari chasse une triste réalité autorisée !

Chaque année, de riches chasseurs et chasseresses effectuent des safaris chasse, afin d'orner leurs murs de trophées sanglants. Les animaux, souvent menacés d'extinction, seront traqués jusqu'à la mort par ces gens sans scrupule, qui se délectent des souffrances engendrées par ce "sport".

 

Qu’est-ce qu’un Safari Chasse ?

 

Les safaris chasse sont des voyages organisés pour les chasseurs fortunés, qui sont prêts à payer plusieurs milliers d’euros pour traquer et tuer en toute légalité des animaux en voie de disparition, tels que l’éléphant, le lion, l’hippopotame, le léopard… La liste des animaux touchés par ces safaris est longue.

 

Ces animaux, capturés après leur naissance, ou même nés en captivité sont élevés par des humains jusqu'à l'âge où ils peuvent être chassés. Il existe en effet des élevages ou les animaux sont destinés à être chassés par la suite : ces élevages sont souvent visités par les touristes, qui viennent nourrir les bébés animaux sans savoir qu’ils seront ensuite chassés. Les animaux issus de ces élevages sont en général des animaux menacés d’extinction, comme le lion, l’éléphant ou encore le rhinocéros. En Afrique du Sud, il y a entre 6 000 et 8 000 lions élevés en captivité, ce qui représente plus du double des lions à l’état sauvage. Les animaux élevés sont par la suite revendus aux agences et/ou aux particuliers, qui les relâcheront dans un parc privé, prévu à cet effet, afin qu’ils puissent les traquer et les chasser en toute légalité. Cela s’appelle la «chasse close», ou «canned hunting » en anglais. Pour les chasseurs les moins sportifs, les animaux seront drogués pour qu’ils ne partent pas trop loin.

 

Le continent africain n’est pas le seul à autoriser ce genre de safari chasse ! En effet, il est possible d’aller en Alaska ou au Canada pour y chasser l’ours, ou en Argentine pour y chasser le puma.

 

En moyenne, pour tuer un éléphant légalement, il faudra débourser 35 000 euros, cette somme allant parfois jusqu’à 50 000 euros selon les pays.
Ours : 28 000 euros
Léopard : 22 000 euros
Lion : 20 000 euros
Pour certains animaux, le coût de la chasse dépend également du sexe de l’animal désiré : un trophée d’un animal mâle aura en effet plus de valeur qu’un trophée d’animal femelle, cela à cause des attributs mâles (crinière pour le lion, défenses plus importantes chez l’éléphant…)

 

Pour rapporter chez soi un trophée chassé en toute légalité (en général la tête pour le lion ou l’antilope, les défenses pour l’éléphant), il faudra compter un supplément qui varie entre 500 et 3000 euros selon l’animal, bien évidemment toujours taxé par le pays.

 

Les safaris chasse sont des crimes à l’encontre des espèces protégées !

 

Les safaris chasse sont autorisés par les gouvernements, y compris le nôtre.

Si cette pratique est légale, c’est grâce à une convention (la CITES, convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), qui a été signée par de nombreux pays contre le braconnage, et qui a pour conséquence d’autoriser un quota  « tolérable » de chasse des espèces en voie de disparition.

 

Les agences vendant ce type de services cruels sont nombreuses dans le monde et notamment en France.

 

Notre pays autorise donc des agences de safari chasse, mais se bat en même temps contre le braconnage, ce qui peut paraitre étonnant et illogique ! Néanmoins, pour comprendre ce paradoxe, il faut savoir que ces voyages sont taxés par notre pays. Le gouvernement reçoit donc de l’argent issu de cette pratique de chasse.

 

Il est toutefois à noter qu’une certaine prise de conscience est en marche pour protéger les animaux sauvages, car certaines compagnies aériennes n’autorisent plus le transport des trophées de chasse …

 

Par Aurélien.S

La Voix Des Animaux